Le temps des Capétiens

12 juin 2013 - 18:30

Bar L’Atelier / 203 rue de Bourgogne / Orléans

Par Claude GAUVARD, professeur émérite d’histoire médiévale à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Le titre de « roi des Francs » adopté par Hugues Capet en 987, est transformé par ses successeurs à partir du XIIe siècle en « roi de France ». Cette appellation est le fait de profondes mutations qui placent le domaine royal dont ils sont le seigneur direct au coeur de l’essor économique et intellectuel du royaume. Pour s’affirmer, ils doivent agrandir leurs possessions face aux princes territoriaux, en particulier les Plantagenêt ; Philippe Auguste, notamment, en fait une dynastie de conquérants.
Par ailleurs, les rois, sacrés et thaumaturges prennent appui sur l’Église qu’ils défendent à l’extérieur, en participant aux croisades, et à l’intérieur, contre les hérétiques et les juifs. À partir de Saint Louis est assurée la légitimité religieuse des Capétiens : le roi de France devient le défenseur du salut de son peuple, comme ce sera le cas de Philippe le Bel et de ses successeurs.