Le bagne de Nouméa

4 avr 2011 - 18:30

Café l’Euro-Café / 41, rue Moyenne / Bourges

Par Blanche-Marie GAILLARD, professeur d’histoire à Chartres

À l’origine de mes recherches, des archives familiales sur la Nouvelle Calédonie (photos et lettres de forçats) et la découverte qu’après la fermeture du bagne calédonien en  1931, son histoire a été occultée pendant plus de 50 ans. Ce sont des descendants de forçats comme l’historien Louis José Barbançon qui l’ont fait ressurgir dans les années 1980.

Les documents dont je disposais et ceux que j’ai pu consulter aux archives de la Marine à Vincennes et aux Archives d’outre Mer à Aix-en-Provence m’ont amenée à me poser un certain nombre de questions :

Pourquoi, à la fin du XIXè siècle, la France déporte-t-elle une partie de sa population carcérale vers cette contrée lointaine ? Comment était organisé le bagne calédonien ? Quelle part les forçats ont-ils eue dans la mise en valeur et le peuplement de la colonie à côté des autres européens et des populations autochtones ?

PLAN :

1 –  La mise en valeur de la colonie pénitentiaire
- Les débuts de la colonisation
- La déportation et ses enjeux (Purger la métropole de ses « insésirables » – mettre en valeur un nouveau territoire)

2 – Le bagne calédonien
- Étude de cas : l’île Nou, une ville dans la ville
- La vie des forçats
- L’hôpital du Marais et le rôle controversé des médecins

3 – La mise en valeur du territoire par une société composite
- L’utilisation des bagnards dans les grands chantiers
- Les libérés
- Fonctionnaires et religieux
- Les colons
- En marge, les Kanaks

En conclusion, la formation d’une société plurielle très hiérarchisée qui aujourd’hui tente de s’harmoniser en se réappropriant son histoire.

Bibliographie indicative :
Blanche-Marie GAILLARD, Médecin au bagne de Nouméa, éditions Epistemea
Louis-José BARBANÇON, L’archipel des forçats, préfacé par Michèle Perrot
LACOURRÈGE et MARESCA, les nuits du bagne calédonien
Isabelle MERLE, Expérience coloniale
Manuel CORMIER, La colonisation pénale