Protéger la nature en Angleterre au XIXème siècle

10 fév 2011 - 18:30

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Par Charles-François MATHIS, agrégé et docteur en histoire, enseignant à l’université Paris-Sorbonne

Autour de son livre : In Nature We Trust. Les paysages anglais à l’ère industrielle, PUPS, 2010

Charles François MATHIS

Comment sont nés les premiers mouvements de protection de la nature ? Quelles ont été leurs motivations et leur idéologie ? Quelles résistances et quels soutiens ont-ils rencontrés ? Ce sont les questions auxquelles cet ouvrage tente de répondre, en étudiant le cas de l’Angleterre entre 1750 et 1914, espace symbolique du développement de l’industrialisation et de l’urbanisation, et l’un des pays pionniers en matière de préservation de la nature.

Partant de la transformation du regard porté sur une nature devenue paysage et de l’analyse d’une idéologie « environnementale » en pleine élaboration – notamment dans les écrits de Wordsworth, qui insiste sur les valeurs patriotique et spirituelle des paysages anglais –, cette histoire est complétée par celle des actions menées par les différentes associations de protection de la nature, dont les plus importantes, comme le National Trust, sont étudiées en détail. De la chanson au tableau de maître, des premières photographies aux plus grands poèmes de l’époque victorienne, en passant par les témoignages recueillis dans les rapports du Parlement, cet ouvrage éclaire ainsi d’un jour nouveau les origines de la relation si particulière du peuple anglais à ses paysages.